On voit ces derniers temps un réel engouement pour la rénovation, la décoration, le bricolage et l'aménagement d'intérieur. Il suffit d'observer le développement croissant des grandes surfaces de l'aménagement et des émissions télévisuelles qui dévoilent les arcanes d'un intérieur beau à vivre.
Et si cette impulsion était en réalité bien plus intérieure qu'on ne le croit ?
Et si au fond, nous ne projetions pas au dehors notre besoin de changement du dedans ?
Je pense que tous nos actes extérieurs découlent d'une impulsion intérieure, mais si nous n'avons pas les clés pour comprendre ces impulsions eh bien nous pensons toujours que la solution est extérieure à nous. Alors on se met à faire du rangement, on change la tapisserie et les meubles. Ceci peut tout à fait être une étape symbolique amenant à la prise de conscience que nous changerons sans cesse d'extérieur, tant que la source de l'impulsion n'aura pas était écoutée avec attention.
L'ego fonctionne toujours dans l'extériorisation et dans la dualité, vous reconnaîtrez donc facile ment ses actes à cette façon de toujours voir au dehors de lui aussi bien les problèmes que les solutions. Tout le travail intérieur réside dans le démasquage de l'ego et cela commence par l'observation de ses mécanismes. Une fois que l'on a commencé à observer ses émotions, ses pensée s, il se crée un détachement salvateur qui peut ainsi laisser notre créativité authentique s'exprimer.
Mais tant que l'on ne regarde en soi on continuera à tourner en rond dans les activités extérieures. Sans cesse ballott é s d'un extrême à l'autre, d'une excitation à une torpeur, pour un match de ping pong qui sape peu à peu l'être tout entier. La question et la réponse résident en soi, il n'y a rien d'extérieur à soi, le monde existe parce que nous en avons conscience. Mais nous n'avons pas toujours conscience du monde, dans le sommeil profond par exemple, tout est résorbé, le monde n'existe pas pour notre conscience. Nous percevons donc que tout par t d'un centre pour aller vers une périphérie (le monde). Mais tandis qu'un centre peut exister sans périphérie, la périphérie n'existera pas sans un centre. C'est bien le centre qui soutient la totalité, ainsi, pourquoi aller chercher au dehors la réponse puisque c'est au centre que réside nt les fondements de toutes choses ?
Apprenons donc à nous centrer, voil à la compréhension de ce mot que l'on retrouve souvent sur les chemins de connaissance de soi. S e centrer c'est revenir à ce qui sous tend tous ce qui est. Ce point focal de conscience qui est en nous et qui observe le monde se dérouler devant lui.
Si rénovation il doit y avoir, elle ne peut que se réaliser au sein de cette maison qu'est le corps, un nettoyage de printemps comme déconditionnement des peurs et croyances réductrices. Puis un réaménagement du lieu de vie de l'être pour qu'il puisse vivre heureux au-dedans et rayonner cette joie sans cause sur tout ce qu'il touche.